[Singles]

by Hector ou rien

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1.
Y'a eu d'abord la chaine hifi Et sa musique un peu trop forte Puis le voisin s'y est mis En travaux pour blinder sa porte Les coups d'perceuse pour l'étagère Et le tout qui s'casse la figure Renaud dirait "un boucan d'enfer" Un bruit qui nous fait la vie dure Et nous, on s'entend plus. On s'entend plus. Alors qui du tonnerre urbain Ou du silence de nos coeurs A fait qu'on entend plus rien Que l'écho de nos petites peurs Amplifiées comme à une manif Elles se chauffent et se larsennent Nos yeux ouverts comme des canifs Encaissent des lacrymogènes Et nous, on s'entend plus. On s'entend plus. Et puis tu gueules et puis je crie Comme si les murs absorbaient tout Et puis le voisin s'y est mis On braillait tous les trois du coup Lui voulait qu'on baisse le volume On a hurlé qu'on l'emmerdait Nos coeurs trop lourds comme des enclumes Je crois qu'on a failli s'marrer Et nous, on s'entend plus. On s'entend plus. Enfin le vacarme a cédé On avait plus vraiment de voix Nos coeurs battants tout étouffés Rythment les chutes des bouts de bois Quand on démonte nos étagères Qu'on voit qui garde la perceuse Le silence occupe tout l'air De nos valises plus amoureuses Et nous, on s'était plu. On s'entend plus.
2.
Y'a comme un truc léger qui m'fait voir le monde à l'endroit Y'a comme pas de mots... elle a comme un p'tit air de toi Y'a comme une fin de vie, la fin des loups Y'a comme un début d'appétit qui fait que tout tient debout Y'a ton chemiser trop léger pour le passage à l'heure d'hiver Tout le bistrot a l'air penché... ou c'est l'contraire... Je m'agrippe à un café, pour pas tomber de ma chaise Je fais le malin ouais... mais j'suis pas tout à fait à l'aise Mais j'peux sourire ! Rempli à ras bord de nos amours crevés Je peux sourire Ouais ! J'me rappelle comme on fait ! Y'a comme du simple étalé sur la table En fond sonore un refrain pop comme un drapeau planté Les mots de plus de trois syllabes confinés dans un cartable Avec un scellé qui dit "ne pas ouvrir avant Janvier". Et je peux ressentir à nouveau ! Souffler le mal, souffrir le beau, qu'ça foute un bordel sous la peau Avec du charbon dans les veines comme autant d'regrets sous les doigts Mon coeur aura redémarré autant de fois qu'il a calé, t'y crois ? Je peux sourire ! Rempli à ras bord de nos amours crevés Je peux sourire Ouais ! J'me rappelle comme on fait ! Les mots deviennent tout léger Ca devient facile à poser Et puis ça fera moins de bruit Au cas où ça tombe à côté Et c'est là devant mes yeux L'origine de toutes les histoires Il faut bien que les clichés Naissent quelque part Je peux sourire ! Rempli à ras bord de nos amours crevés Je peux sourire Ouais ! J'me rappelle comme on fait !
3.
Le sas 03:52
Pourquoi je te raconte ça au p'tit matin ? Je dois avoir besoin de tout remettre à plat Avec nos deux cuites dans les bras Et puis toi t'écoute bien Enfin t'écoute et puis t'es là Tu dors pas ? Je continue alors Tu me dis quand tu dors Je te refais pas l'histoire Tu sais comment tout a foiré Et j'te promets, je me répare Tiens, j'arrive même à en parler Avant d'aller écrire la suite T'as raison, j'dois vider mon sac Avec le privilège de l'âge J'avais un supplément bagage Quatre mois de merde Mais t'es toujours là copain Les gars comme toi je te jure Je me les souderais sur la main J'ai pissé les larmes qui m'restait Et puis j'ai remonté mon froc J'marche en chaussettes sur le carrelage mouillé Et ça fait ploc J'me suis tellement apitoyé Déjà tellement vidé de verres Qu'il me reste qu'à jeter Quoi ? Un cubi à la mer J'voudrais faire marcher l'assurance Y'a tromperie sur la marchandise Sans loi qui protège les naïfs Des choses qu'on leur a promises Elle m'a tout bousillé, ouais Pour pas arranger ma poisse Les crises d'angoisses Sont pas couvertes au SAV Un jour ma femme je la trouverai En haut d'une montagne en or Bien pourrie à escalader Pour voir si elle fait des efforts R Entre les vies y'a des sas J'm'essuie les pieds depuis des mois maintenant Avant d'écrire la suite, je ressasse Et ça y est, j'crois ma semelle fout le camp Je ressasse... Je ressasse... Je ressasse... T'as raison, l'ami Je sors de cette salle de bain J'vais chercher la vie J'crois qu'elle traine dans les cafés pas loin Et puis ça fait du bien D'user le temps normal C'est bourré de lieux communs Mais les chagrins sont très banals Le vent souffle un peu fort J'me retrouve l'orgueil à vif A mendier le coeur dehors Le verbe pas très créatif : Je fais la manche pour une caresse Ou un ticket pour câliner Si j'ai le coeur taillé en pièces Ca en fait plus à partager J'étais riche, hier Mais le vent tourne bien vite Je fais le tapin, ouais c'est clair Mais cette fois c'est moi qui invite Evidemment qu'j'ai peur Vu qu'on permet à l'univers De faire des filles aussi jolies Et du rejet une arme de guerre J'ai pas grand chose à leur dire Pourtant tu sais j'suis un bavard Les mots bavent dans mes soupirs Mais le silence se fait buvard Ca doit faire trente ans Que la soirée patine Côté musique c'est navrant C'est le même connard aux platines Qui nous refout les plus grosses pives Des années 80 Et c'est la même lessive Depuis qu'je m'en souviens Et puis je suis plus assez torché Pour oublier les deux rateaux Que je viens de me manger A peine deux gorgées plus tôt Putain la vie, la vraie Elle commençait pourtant bien Mais c'est une sacré soirée De merde sur la fin R Entre les vies y'a des sas J'm'essuie les pieds depuis des mois maintenant Avant d'écrire la suite, je ressasse Et ça y est, j'crois ma semelle fout le camp Je ressasse... Je ressasse... Je ressasse... Allez, viens, j'te cause Peut-être qu'à force de fuir tout On trouvera quelque chose A laisser derrière nous Peut-être qu'on trouvera Une raison à nos perruques Qu'à tout jeter dans un tas On finira par regretter un truc A moins qu'ce soit pas fini Qu'il y ait une deuxième manche Qu'on s'en fout, on fait du ski Par dessus l'avalanche Prépare tes cartes mémoires Ca fera de belles images Au pire, on meurt sans victoire Mais l'aura d'la gueule le carnage Allez copain Viens là qu'on s'détériore Quitte à s'écraser demain Ce soir, on est des météores R Entre les vies y'a des sas J'm'essuie les pieds depuis des mois maintenant Avant d'écrire la suite, je ressasse Et ça y est, j'crois ma semelle fout le camp Je ressasse... Je ressasse... Je ressasse...
4.
La chute 03:11
Tu sais, j'adore les amandes Evidemment là tu vois pas encore le rapport J'en bouffe plein, j'en redemande Cela jusqu'à ton inconfort Tu sais, ces minutes où j'existe pas C'est comme tomber sur une amande amère Ma fierté s'y habituera C'est chiant à avaler, mais c'est pas boire la mer Je parle peu ou pas Le temps de digérer Ces petits moments où t'es pas là Où t'es pas là alors que t'es juste à côté Les amandes font ma gourmandise Mais toi t'es un petit peu de tout Autant de ces noix que l'on brise Que de merveilleuses cajou Le goût d'amande pourri Traîne dans mon palais pâteux Quelques gorgées d'ambrée, N'y changent rien, c'est con Et puis tu me souris Avec tes yeux amoureux Et je me ramasse le portrait Dans un tas de cartons Quand t'as besoin de place dans ta nuit Et que je campe contre ta rive Que tu me pousses à l'autre bout du lit Je te fais la gueule comme j'y arrive Je voudrais faire une bonne grosse tronche De manière plus sérieuse et franche Mais avant même que je ne bronche Notre frontière n'est plus étanche Je tourne le dos à ton bastion, L'air de "j'm'en bats les amygdales" Mais par je ne sais quelle incantation Je me retrouve en diagonale Mes pieds sont des putes Qui s'offrent aux plus charmantes Et pas de bol pour ma timide lutte Tes jambes sont leurs meilleures clientes Et tu reviens me rassurer D'une très simple caresse Et pris au dépourvu Dans tes bras amoureux Je me prends les pieds Dans un paillasson de tendresse Et me vautre le cul Sur ton câlin délicieux Hé tu sais ma chérie Hé tu sais mon amour, ma belle J'ai pas le mot assez joli Alors je traine le nez au ciel Pour t'en cueillir un idéal J'y travaille d'arrache-plume Un courant d'air dans l'encéphale Deux trois poèmes contre un rhume Comme il est drôle et joli Qu'une touche de culot Que deux poignées de poésie Donnent un pareil tableau Couvert de questions à la craie Et c'est comme si j'avais treize ans En course d'orientation, bourré Et la carte est en allemand On se perd dans le thème On dit des trucs tout drôle De peur qu'on foire On fait des détours Et tu me dis que tu m'aimes, Tout contre mon épaule Je me mange un trottoir, M'étale en plein dans ton amour
5.
Je te laisse avec un brin d'aigreur Que je veux pas laisser reproduire Pas terminer en mort de peur En mort-vivant en mal de pire Y'aura un goût de reviens-y Et puis de réflexe de survie Qui me supplie de me barrer Quand on me crie de regretter J'essaierai de pas faire la gueule Je dis pas qu'j'y arriverai Mais je terminerai pas le puzzle Si y'a rien qui veut rentrer Je vais trouver où poser mes pieds Réinventer l'eau tiède ! Et piquer les oeufs du fermier Plutôt que d'attendre qu'il m'aide (Refrain) Salut les déserteurs J'ai fini de combattre Je laisse enfin aux autres La joie de se plier en quatre Salut les déserteurs J'm'en viens grossir vos rangs Elle va être bien belle Notre armée de fainéants Si t'as pas encore réussi Au moins tu t'es fait ton trou T'as préféré resté assis Sans planter un clou Tu vois la gueule de nos cabanes Avec notre ego comme toiture On a beau trimer comme des ânes Ca prend la flotte, j'te jure C'est pas la taille des épaules Qui créera la différence Mais c'est savoir se prendre des taules Et p'tit à p'tit, bah tu avances Et ça te foutra le bide en deux Quand tu marches plus hé bien tu roules Moi j'ai crevé mes pneus Et je m'écroule (Refrain) Je lève mon chiffon blanc A la gloire des perdants
6.
Salut, Qu’est-ce que tu deviens ? Je suis dans un train Direction les étoiles Tu sais, Depuis mon départ Je pense beaucoup à toi C’est pas un hasard Si mon petit coeur tout froid Parcourt mon répertoire Et me ramène à toi Tu sais j’ai changé Je suis célibataire Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Le train vient d’arriver Redonne moi ton adresse Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Ma belle, J’te dois des explications J’ai eu peur de souffrir C’était plus que l’amour, c’était la passion C’est pour prévenir la routine, entretenir le mystère Que je t’ai pas répondu depuis l’année dernière Tu sais j’ai changé Je suis célibataire Maintenant je suis prêt A me contenter de toi J’ai retrouvé ta rue Envoie le digicode Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Tu es mon rêve (n’aies pas peur) Tu es mon absolu (je t’aime) Tu es ma déviance mortelle Cyclone, tempête, ouragan (horizon) Rose des vents, mouche Tu es mon voyage (ohé ohé capitaine) Moldavie Tu es celle qui fait mouche (horizon, vole, bzzz) Et quand il n’y a plus d’espoir dehors Quand je regarde ce ciel émacié Je me rends compte de toi De ta direction Tous les éléments sont à tes pieds, l’eau, la terre, le feu, l’amour Tout est évident Tu es là, je suis là, nous sommes là, aime-moi Je t’aime Merci Tu sais j’ai changé Je suis célibataire Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Ton voisin m’a ouvert Je suis devant ta porte Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Est-ce que tu peux ouvrir ? Je t’aime. S’il te plait. Tu sais j’ai changé Je suis célibataire Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Tu sais j’ai changé Je suis célibataire Maintenant je suis prêt A me contenter de toi Pour faire l’amour… Pour faire l’amour… Gratuitement.

about

Un simple bout-à-bout des singles fait-maison sortis depuis 2018.

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released November 19, 2019

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Hector ou rien Geneva, Switzerland

Hector ou rien c'est un projet de chanson, un peu poétique, un peu pop, un peu basé sur Genève.

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